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 La guerre de sécession dans la littérature fantastique

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Général Lawrence Sisco
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MessageSujet: La guerre de sécession dans la littérature fantastique   Dim 23 Déc 2012 - 12:12

Ambrose Bierce "Ce qui se passa sur le pont De Owl Creek" (An Occurrence at Owl Creek Bridge 1890 ), recueil de nouvelles "Morts Violentes" (In the Midst of Life: Tales of Soldiers and Civilians - 1898) .

Sa vie, et plus encore sa mort, ont longtemps conféré à Ambrose Bierce plus de célébrité que ses œuvres.
Enfant de pionniers et d'origine modeste, il est autodidacte et exerce très tôt divers petits métiers ; il entre dans une école militaire mais n'y reste qu'un an.
Il est âgé de 19 ans lorsque la guerre de sécession éclate. Il s'engage dans le neuvième régiment de volontaires d'Indiana et devient officier dans le camp des anti-esclavagistes. Il est promu lieutenant en 1863. Blessé à la tête à la bataille de Kennesaw Mountain le 23 juin 1864, il est démobilisé en 1865 à la fin de la guerre. Son expérience des combats et les images de carnages marqueront profondément tous ses futurs écrits.
On le retrouve ensuite, sur la côte ouest, journaliste à scandale, d'une férocité venimeuse rarement égalée. Celle-ci lui vaut de travailler une vingtaine d'années pour la presse Hearst, dont il sera l'un des éditorialistes les plus virulents et les plus détestés. L'homme avait d'ailleurs l'art — et le besoin — de s'attirer l'animosité, voire la haine, de ceux-là même auxquels il tenait le plus. Ce personnage complexe, alcoolique, hypocrite, moralisateur, mais profondément immoral, capable aussi d'une étrange forme d'honnêteté et d'éclairs de gentillesse au milieu d'une méchanceté grinçante soigneusement cultivée, part sur la fin de sa vie pour le Mexique, alors en pleine révolution, et disparaît sans que le mystère de sa mort ait jamais été éclairci.

Trouvé sur le web :
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".../... Ambrose Bierce, auteur d'In the Midst of Life, dont on ignore quand, où et dans quelles circonstances il mourut, si l'on sait que, journaliste et ancien soldat de la guerre de Sécession, il s'enrôla dans l' "armée" de Pancho Villa, lequel le tua probablement de sa main..."


En France :
Bierce, Ambrose
Ce qui se passa sur le pont Owl Creek
Edition : Le Livre de Poche, Collection : Libretti 2004, 94 pages ISBN : 2-253-08782-3

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"Ce qui se passa sur le pont de Owl Creek et autres nouvelles" :
Corde au cou, un homme contemple la rivière qui coule sous le pont où il va bientôt être pendu. Quelques secondes... une éternité. Le courant de sa conscience voyage, dans ce battement ténu qui le sépare d'une mort inéluctable. A moins qu'il ne réussisse à plonger, à se libérer de ses liens, à gagner la rive et la forêt ? L'écrivain américain Ambrose Bierce (1842-1913), surnommé Bitter Bierce - Bierce l'amer - signe là l'une de ses nouvelles les plus célèbres, « Ce qui se passa sur le pont de Owl Creek ». Terriblement marqué par le traumatisme de la guerre de Sécession, Bierce ne cessera de dénoncer les horreurs de la guerre, en les traitant sur le mode du paradoxe, de l'ironie, ou de l'humour noir, comme dans « Le coup de grâce ». Avec « Chickamauga », la vision du champ de bataille se fait hallucinée, presque surréaliste.
A la lisière du fantastique, ce compatriote d'Edgar Poe et de Hawthorne, ce contemporain de R. L. Stevenson ou de Stephen Crane ne cesse en réalité d'explorer une Amérique gothique où la sauvagerie originelle fait éternellement retour : les spectres surgissent du fond des bois comme dans « La mort de Halpin Frayser », les objets des morts maudits hantent les vivants comme dans « La montre de John Bartine », et les cadavres reviennent comme dans « La tombe sans fond ».

Ambrose Bierce provoque chez le lecteur une réflexion instantanée, sur le comportement humain et sur la guerre.

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Adapté à la TV : La Rivière du hibou (An Occurrence at Owl Creek Bridge) est un court métrage de fiction (28 min, noir et blanc) réalisé par Robert Enrico en 1962.
Robert Enrico recevra pour ce film la palme d"or du court métrage du festival de Cannes en 1962 et le Grand Prix des Journées Internationales du Court Métrage de Tours.
Le film a été diffusé à la télévision américaine dans le cadre de l'émission "La quatrième dimension, en tant que cent-quarante-deuxième épisode, le 28/02/1964.

Disponible en DVD (M6 Vidéo)


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Dernière édition par Général Leroy A. Stone le Dim 23 Déc 2012 - 12:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La guerre de sécession dans la littérature fantastique   Dim 23 Déc 2012 - 12:15

Voici une étude universitaire inintéressante, je n'ai pas trouvé mention de l'auteur.
Le lien ainsi qu'un extrait... study

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DU MOT À L’IMAGE DANS “AN OCCURRENCE AT OWL CREEK BRIDGE” :
L’INSOLITE SELON AMBROSE BIERCE ET ROBERT ENRICO

" Lors de la guerre de Sécession, une compagnie d’infanterie nordiste s’apprête à pendre un
civil, probable espion sudiste, sur le pont de la rivière du hibou. Sans un mot, la pendaison a lieu
mais dans la chute de Peyton Farquhar, la corde rompt et l’homme coule à pic. Il réussit néanmoins
à défaire ses liens et à remonter à la surface où il porte un regard nouveau et émerveillé sur la nature
qui l’entoure. Il s’enfuit malgré les coups de feu de l’ennemi et après une course d’environ vingt quatre
heures, arrive à sa demeure où l’attend, souriante, son épouse. Mais alors qu’il va l’enlasser,
la corde se tend et la nuque du condamné se brise : l’évasion n’a jamais eu lieu, il ne s’agissait que
des toutes dernières pensées du héros dans sa chute fatale.
Écrite en 1890, cette nouvelle est l’une des plus célèbres d’Ambrose Bierce. On la trouve
assez souvent dans des recueils d’histoires fantastiques. En 1962, Robert Enrico adapta “An
Occurrence at Owl Creek Bridge” en un court-métrage qui reçut un oscar en 1964 et qui fut diffusé
dans la série télévisée culte de Rod Serling “The Twilight Zone”. Le réalisateur adapta ensuite deux
autres nouvelles d’Ambrose Bierce sur la guerre civile : “The Mocking Bird” et “Chickamauga”, ce
qui lui permit de rassembler ces trois courts métrages en un long, intitulé Au coeur de la vie _ le
cinéaste reprenant là le nom du recueil de nouvelles de l’écrivain.
Le succès de la nouvelle et du film s’explique en partie par la clôture de l’histoire où la
révélation soudaine du destin funeste du héros prend le lecteur et le spectateur au dépourvu. Mais si
ce final fonctionne aussi bien, c’est que les auteurs ont su organiser au mieux les neuf pages ou les
vingt-sept minutes des deux oeuvres. En effet, ils ont su capter l’attention de leurs destinataires,
notamment en posant des jalons propices à l’extension de l’Insolite.
Afin de mieux comprendre ce qui relie ces deux oeuvres à l’Insolite, il faut tout d’abord
mettre en place les principales caractéristiques de la notion, et pour cela, nous prendrons comme
référence l’article de Michel Guiomar publié dans la Revue d’esthétique en 1957.1 De par son
étymologie, l’Insolite regroupe tout ce qui est contraire à l’usage. Il se caractérise par un dérèglement
des lois admises par un témoin dont les repères rationnels sont devenus caducs. La “puissance
dissolvante de l’Insolite” tend donc à provoquer dégradation, désagrégation. L’Insolite frappe
souvent les objets connus, familiers :
“L’insolite s’install(e) au milieu du théâtre de nos habitudes (...) (Il) recompose le décor de
notre première préhension du monde, celui de notre enfance.”
On le voit clairement, ce phénomène a une dynamique régressive qui n’est pas sans rappeler
l’Unheimliche de Sigmund Freud. Plus que le processus psychanalytique mis en avant avec
l’inquiétante étrangeté, ce qui semble compter dans la notion d’Insolite, c’est la primauté de la
perception. Ainsi ce sont les sens de Peyton Farquhar (surtout la vue et l’ouïe) qui vont amener le
lecteur/spectateur à être lui aussi déstabilisé. Mais l’interprétation hallucinative qu’entraîne
l’Insolite ne doit pas être utilisée à trop forte dose sous risque de rendre la fuite du héros totalement
invraisemblable, ce qui ruinerait l’effet de surprise final.
Nous verrons que le dosage de l’Insolite dans les deux oeuvres est subtil car, dans les deux
cas, le destinataire croit à cette évasion malgré tout, malgré ces détails, ces signes “insoliteurs” qui
créent l’incompréhension momentanée et l’équivoque. Ainsi, afin de mieux comprendre comment
l’Insolite fonctionne en crescendo jusqu’au coup de théâtre final, nous comparerons les deux oeuvres
chronologiquement en nous attardant sur la complexité narrative et plus particulièrement sur
l’organisation des repères spatio-temporels, facteurs essentiels de ‘‘l’Insolitation’’. Mais nous
verrons aussi toute l’importance qu’ont différents motifs récurrents tels les bruits et la musique
pour le film ou les schémas régressifs et l’ambiguïté de certains mots pour la nouvelle. Enfin, nous
constaterons que l’ironie est parfois utilisée pour diminuer les effets de l’Insolite et nous conclurons
sur la portée que peut avoir l’Insolite sur les tenants et les aboutissants d’une démarche artistique.
La construction spatio-temporelle du récit écrit et filmique s’avère être ici le principal
élément permettant à l’Insolite de se propager. La notion de chronotope définit par Mikhail Bakhtin
regroupe les notions de temps et d’espace, et si l’on considère l’affirmation suivante du penseur
russe, extraite du livre de Gary Saul Morson et Caryl Emerson.
“In each chronotope ‘time, as it were, thickens, takes on flesh, becomes artistically visible;
likewise, space becomes charged and responsive to the movement of time, plot and history’.”
le temps et l’espace sont donc deux matériaux à part entière avec lesquels l’auteur joue afin
de nous défamiliariser partiellement du cadre historique qu’est la guerre de Sécession. Le chronotope
historique initial est donc tout d’abord mis en place avec une minutie extrême dans les deux cas.
Ambrose Bierce ouvre sa nouvelle dans un style d’une précision toute militaire, avec une mise en
forme de l’espace et un ordonnancement des gestes des plus rigoureux :
“The preparations being complete, the two private soldiers stepped aside and each drew
away the plank upon which he had been standing. The sergeant turned to the captain, saluted and
placed himself immediately behind that officer, who in turn moved apart one pace.”
(“An Occurrence at Owl Creek Bridge”3 10)
Robert Enrico utilise, quant à lui, des travellings latéraux qui permettent de bien repérer les
différentes tâches effectuées par les soldats. De plus, les ordres scandés et le rythme des pas du
bataillon structurent parfaitement le monde nordiste dans lequel est intégré bien malgré lui l’espion
sudiste."...

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MessageSujet: Re: La guerre de sécession dans la littérature fantastique   Dim 23 Déc 2012 - 12:18

Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires - Seth Grahame-Smith

Editions : Eclipse.
18 €, 392 pages

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Quatrième de couverture :
"Dans un chalet, Abraham Lincoln, neuf ans, était agenouillé au chevet de sa mère.
— Mon tout petit… soupira-telle avant de rendre l'âme.
Ce n'est que plus tard qu'Abraham, endeuillé, apprendra que le mal funeste ayant emporté sa mère était l'œuvre d'un vampire…
Dès lors, il jura de consacrer sa vie à poursuivre un seul et unique objectif: exterminer tous les vampires. Grâce à sa stature légendaire, à sa force et à sa maîtrise de la hache, le jeune Lincoln s'engage sur le chemin de la vengeance, qui le mènera jusqu'à la Maison Blanche.
Si Abraham Lincoln est mondialement connu pour avoir sauvé l'Union et libéré des millions d'esclaves, sa lutte sans merci contre les morts-vivants est demeurée secrète pendant presque deux cents ans, jusqu'à ce que Seth Grahame-Smith ne tombe sur Le Journal Secret d'Abraham Lincoln. À l'aide de ce journal, Seth reconstitue la véritable histoire du plus grand président américain, dans un style biographique digne d’un David McCullough. Pour la première fois, il révèle la vérité cachée derrière la guerre de Sécession, ainsi que le rôle des vampires dans l'édification, l'essor et la quasi-chute des États-Unis d'Amérique."

Seth reprend donc ici l'histoire de Lincoln, personnage emblématique de l'histoire américaine. Il mêle habilement dans son récit l'histoire et la fiction avec un style fluide et facile à lire. Le récit est narré à la troisième personne mais est truffé de passages du véritable Journal d'Abraham Lincoln, renforçant la dimension" véridique" de l'histoire.
Le roman est divisé en trois parties : l'enfant, le chasseur de vampires et le Président. L'auteur a un bon sens du rythme, anecdotes historiques et péripéties vampiriques se succèdent et se complètent avec brio. J'avoue qui plus est, être assez passioné par l'époque et le pays. Et, il faut bien le dire, Lincoln est lui même un personnage hors normes connu surtout pour son role pendant la guerre de Sécession et l'image de l'homme plus grand que nature qu'on peut en avoir à travers le cinéma. Je pense à des scènes comme celle de James Stewart face à la statue de Lincoln dans Monsieur Smith au Sénat.

C'est donc avec un intérêt marqué pour la partie historique que j'ai suivi le roman, allant me documenter sur les véritables faits ; que l'auteur a su fort bien utiliser. Là où le roman pêche un peu c'est qu'il n'y a pas de véritable surprise pour l'aspect vampirique. Tout est très bien fait, s'enchaine avec logique, mais il n'y a guère d'innovations. On a les vampires manipulateurs du sud, ceux du nord, les tueurs sadiques, les "modérés"....

un roman agréable et bien fait mais sans grandes surprises. Le film en préparation pourrait s'avérer beaucoup plus palpitant.
Seth Grahame-Smith travaille actuellement avec un certain Tim Burton ainsi qu’un dénommé Timur Beckmambetov sur l’adaptation de son livre pour le grand écran…


Le nouveau chef-d'oeuvre de Seth Grahame-Smith

« Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires est aux frontières du document, du journal intime et du roman d'aventure. Passionnant et assez incroyable, il offre un nouveau regard sur un président hors du commun et une page d'histoire trouble des USA. »
— Dark Mag


« Grahame-Smith est un excellent auteur avec un réel talent et un sens aigu du rythme. »
— TIME

« Ce n’est pas juste la biographie de Lincoln que nous attendions tous, c’est aussi la plus drôle, pleine d’action et la mieux détaillée sur la Guerre civile américaine. Grahame-Smith pourrait prétendre être le Howard Zinn des histoires alternatives de vampires. »
— Vanity Fair

« Grahame-Smith réalise là un excellent travail, capturant l’esprit de narration, mélangeant les anecdotes historiques réelles avec les notes fictives de son journal secret, mêlant les éléments vampiriques à l’histoire pour la rendre crédible. »
— Wired

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MessageSujet: Re: La guerre de sécession dans la littérature fantastique   Dim 23 Déc 2012 - 12:21

Jules Verne et la guerre de Sécession (Wiki)

Né en 1828, Jules Verne a 32 ans quand la Caroline du Sud fait sécession, bientôt suivie par les autres états esclavagistes. Dans les romans qui suivront, notamment les Voyages extraordinaires, il fera souvent référence à ce fait historique qui l'intéresse vivement. La plupart de ces romans rendront hommage au Nord dont il admire les deux principaux personnages : le président Abraham Lincoln et le général Ulysses Simpson Grant.
L'engagement de Verne pour le Nord
Verne est ce qu'on appelle un « quarantehuitard ». En effet, il fait ses études à Paris quand éclate la Révolution de 1848 et y participe d'une manière ou d'une autre. Cette révolution amène la Seconde République qui, entre autres, abolit l'esclavage en France et dans les colonies, rien d'extraordinaire donc que l'écrivain soutienne le mouvement abolitionniste et notamment le Nord de l'union qui veut supprimer l'esclavage du territoire américain. Par là, il rejoint de nombreux intellectuels et écrivains français dont le plus célèbre est Victor Hugo.
La guerre de Sécession dans les Voyages extraordinaires
La guerre civile tient une place importante dans les Voyages extraordinaires de Jules Verne, ainsi que dans certaines nouvelles de l'écrivain.
La nouvelle Les Forceurs de blocus met en scène un anglais qui tente de forcer le blocus de Charleston par les navires de l'Union pour acheter du coton américain.
Le roman majeur en ce qui concerne la guerre de sécession est Nord contre Sud qui narre les aventures d'une famille de planteurs qui traite bien ses esclaves qui serait plutôt d'accord pour abolir l'esclavage, contre des assassins esclavagistes extrémistes; le tout dans un Sud reconquis par le Nord !
D'autres romans y font juste allusion, parfois ce conflit est comme un point de départ de l'aventure : L'Île mystérieuse, Vingt mille lieues sous les mers, De la Terre à la Lune, Autour de la Lune, Sans dessus dessous, Le testament d'un excentrique. Ces romans font souvent référence à un seul et même personnage historique : Lincoln, l'« idole » de Jules Verne. On trouve également dans Vingt-mille lieues sous les mers etle Testament d'un excentrique, un hommage à John Brown, pendu par les Sudistes et à ce titre martyr de la cause antiesclavagiste."

Il y a aussi "L'Ile Mystérieuse" de Jules Verne avec la guerre de sécession en point de départ.

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L'Île mystérieuse raconte l'histoire de cinq personnages : l'ingénieur Cyrus Smith, son domestique Nab, le journaliste Gédéon Spilett, le marin Bonadventure Pencroff et l'adolescent Harbert. Pour échapper au siège de Richmond où ils sont retenus prisonniers par les confédérés pendant la guerre de sécession, ils décident de fuir à l'aide d'un ballon. Pris dans un ouragan, ils échouent sur une île déserte qu'ils baptiseront l'île Lincoln.
Après avoir mené une exploration de l'île, ils s'y installent en colons et commencent à la civiliser. Une présence semble veiller sur eux et les aider dans toutes les circonstance difficiles, voire tragiques. Ils découvriront, à la fin du livre, qu'il s'agit du capitaine Nemo dont ils entendront la destinée tragique dans une sorte d'épilogue à "Vingt mille lieues sous les mers".

Et ses innombrable adaptations cienma et TV :

Au cinéma :
1929 : L'Île mystérieuse de Lucien Hubbard.
1951 : L'Île mystérieuse par Spencer Gordon Bennett avec Richard Crane et Marshall Reed.
1961 : L'Île mystérieuse de Cy Endfield avec Michael Craig (remarquable pour les effets spéciaux nécessaires pour son crabe géant)
1982 : une production de Hong Kong par Chang Cheh
2012 : Voyage au centre de la Terre 2: l’Île mystérieuse, de Brad Peyton
Il a également inspiré certains passages de l'anime Nadia, le secret de l'eau bleue
À la télévision :
1963 : production de l'ORTF, réalisateur Pierre Badel, première partie « Les naufragés de l'air », seconde partie « Le secret de l'île », avec Jacques Grello, Henri Lambert, Marco Perrin, Georges Geret, Armand Meffre, Michel Etcheverry, René Arrieu, Jean Coste, Ibrahima Seck, Philippe Coussonneau, Francis Menzio, Serge Netter
1972 : L'Île mystérieuse par Juan Antonio Bardem et Henri Colpi, avec Omar Sharif, Philippe Nicaud, Jess Hahn.
2005 : L'Île mystérieuse de Russell Mulcahy avec Kyle MacLachlan

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MessageSujet: Re: La guerre de sécession dans la littérature fantastique   Dim 23 Déc 2012 - 12:25

L'auteur américain Howard Phillips LOVECRAFT (1890 - 1937) évoque la civil War dans sons excellente et longue nouvelle :
Le Cauchemar d'Innsmouth (The Shadow over Innsmouth).

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The old Zadok Allen :"It got wuss araound Civil War time, when children born senct 'forty-six begun to grow up - some 'em, that is. I was afeared - never did no pryin' arter that awful night, an' never see one o' - them - clost to in all my life. That is, never no full-blooded one. I went to the war, an' ef I'd a had any guts or sense I'd a never come back, but settled away from here. But folks wrote me
things wa'n't so bad. That, I s'pose, was because gov'munt draft men was in taown arter 'sixty-three. Arter the war it was jest as bad agin. People begun to fall off - mills an' shops shet daown - shippin' stopped an' the harbour choked up - railrud give up - but they ... they never stopped swimmin' in an' aout o' the river from that cursed reef o' Satan - an' more an' more attic winders
got a-boarded up, an' more an' more noises was heerd in haouses as wa'n't s'posed to hev nobody in 'em... "

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MessageSujet: Re: La guerre de sécession dans la littérature fantastique   Dim 23 Déc 2012 - 12:27

La guerre de sécession dans une histoire inspirée de la nouvelle d'Howard Phillips Lovecraft, "La couleur tombée du ciel", (le nom du lieutenant est d'ailleurs : Phillips...).
Petite référence également à Ambrose Bierce avec le nom du village (Creek Hollow) qui évoque "Ce qui se passa sur le pont de Owl Creek".


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Nous sommes le 15 novembre de l’année 1862, en pleine guerre de Sécession, un mois après la bataille de South Mountain. Le 15 ème de cavalerie de l’Union dirigé par le colonel Bowman vient de gagner une bataille décisive contre une position tenue par un régiment d’artillerie sudiste. Cette bataille fut remportée au prix de nombreuses vies et reformer rapidement les effectifs fut une priorité.

Le colonel envisageait de nommer un jeune lieutenant, James Phillips au grade de capitaine. Le colonel attendait de son jeune officier qu’il montre l’exemple en retrouvant des déserteurs et les pende haut et cour. Il le fit accompagner d'un vétéran du régiment, Robert Polson et de trois sous-offs que Phillips serait amené à diriger en tant que capitaine : William, un jeune comptable un peu froussard, Johnson, un dentiste en mal d'aventure et Bells, un pisteur revendiquant du sang Algonquin mais s'avérant en fait être le fils de bouchers juif de New York. Le groupe partit au petit matin en direction du sud, vers le petit village de Crook Hollow, seule bourgade à cinquante kilomètres à la ronde et donc passage obligé pour des déserteurs en fuite. Phillips envoya un de ses hommes William partir en éclaireur pour trouver leur trace.

Le groupe tomba le soir sur un groupe de soldats sudistes bien plus nombreux qu’eux. Mais, lors une charge héroïque largement basée sur le bluff, ils obtinrent la reddition du capitaine adverse. Phillips avait cependant reçu un coup de sabre et fut soigné par le jeune dentiste. Ce n’est qu’en fin de journée que le groupe arriva enfin dans la vallée où se trouvait Crook Hollow.

Celle-ci parut sinistre aux soldats. Pas un chant d’oiseau où le bruit d’un animal ne venait troubler le silence et même le bois des arbres semblait sec et mort. Au bout d’une heure, ils arrivèrent au village qui semblait avoir été déserté par sa population ; Pas une âme sur les cent-cinquante que comptait Crook Hollow ne semblait vivre ici. A la demande de Phillips, le groupe prit quartier dans l’auberge pour la nuit. Ils trouvèrent la casquette d’un des déserteurs et surent donc que ces derniers étaient bien passé par là. Le tour de garde de Polson sut troublé par quelque chose qui attira son attention. Une étrange luminosité semblait scintiller dans la foret, faite de couleurs changeantes et palpitantes. Polson réveilla Daniel pour constater de ce fait surprenant. Les deux hommes s’interrogeaient sur la nature de la luminosité lorsqu’ils remarquèrent quatre hommes avançant d’une démarche lente vers eux. Ces derniers ne réagirent pas aux invectives des soldats qui, pris de panique ouvrirent le feu en tuant deux. Le bruit réveilla Phillips et Bells qui les rejoignirent et constatèrent que les hommes étaient des villageois dont la peau semblait avoir perdu tout pigment et dont les yeux sans pupilles semblaient délavés.

L’inquiétude se transforma en terreur quand le groupe comprit que des dizaines et des dizaines de villageois se regroupaient autour d’eux. Ils prirent la fuite en courant aussi vite que Phillips le pouvait, et après une course effrénée dans la forêt finirent par s’arrêter. Ils rencontrèrent alors un homme de couleur, Jean Laliberté, esclave à Crook Hollow qui avait fui le village. Ce dernier leur expliqua qu’après une nuit magnifique où le ciel avait été traversé d’étoiles filantes, une étrange lumière avait été vue dans les bois. Elle s’était déplacée dans le village et avait corrompu la population, les transformant en pantins au teint délavé à la recherche de nouvelles victimes pour grossir leur rangs. Toute la population leur dit Laliberté se cachait de la lumière du jour dans le grenier à blé tandis que la «couleur» se terrait dans le vieux puis sur la place du village.

Le lieutenant Phillips fit alors ce qu’il pensait juste et avec l’aide de Polson, de Daniel et de Laliberté ils attendirent le jour pour mettre le feu au grenier à blé. Ils comblèrent alors le puis de toutes les pierres et poutres qu’ils purent trouver et y mirent le feu également.

On ne parla plus jamais du village de Creek Hollow...

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MessageSujet: Re: La guerre de sécession dans la littérature fantastique   Lun 17 Mar 2014 - 19:09

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Civil War Fantastic (Daw Book Collectors) Mass Market Paperback
by [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (Editor) , [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (Collaborator)



CIVIL WAR FANTASTIC is a medley of 18 short tales of the supernatural or alternative history, told by various authors in the context of the War Between the States. However, the book might just as well be a collection of (rejected) scripts for the old TV series "Twilight Zone" and/or "Outer Limits".
A small minority of the stories are marginally inventive, or at least barely entertaining. In the "be careful what you wish for" category, a Confederate soldier of the 15th Alabama meets his aged future self immediately prior to the assault on Little Round Top at Gettysburg, and, at the persuasion of the latter, fires a shot that alters history. In a bit of blarney, a Southerner of Irish heritage in the Vicksburg trenches calls upon the leprechauns of the Old Country to help win the battle. And, during Lee's last retreat to Petersburg, a wounded Rebel soldier is aided by his descendent fighting in the Vietnam debacle.
While I admit that all of the fables are at least a little silly, most, unfortunately, are pure drivel and/or totally pointless. "Martial" is probably the worst: the first person account of a hapless nag mired in Gettysburg's present-day tourist attraction, who encounters the proud spirit of a Union cavalry remount. Then, there's the small boy saved by General Lee before the Gettysburg battle, when the latter will not accept a demon's help as it would require the ritual blood sacrifice of the former. Even President Lincoln becomes part of a farce as, unable to come up with words suitable for the Gettysburg Address, he is inspired by the ghosts of two of that field's combatants. Oh, and let's not forget the totally ludicrous "The Three Cigars", wherein the American Civil War is nothing more than a staged entertainment event, produced and directed by the future's First Rumanian Science Fiction Commando for the benefit of its national TV audience. (Huh?!)
If you're a serious student of the Blue-Gray conflict, don't bother with this piece of trash - not even if you're overrun by an attack of whimsy. However, if you're a moron in search of some serious mental stimulation,

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MessageSujet: Re: La guerre de sécession dans la littérature fantastique   Lun 9 Nov 2015 - 17:24

Réédition chez pocket en version bilingue, sympa !


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CE QU’EN DIT L’ÉDITEUR 
"Quatre nouvelles à chute tirées de ""Soldiers at war"", recueil qui décrit la cruauté tragique de la vie des soldats au cours de la guerre de Sécession :

A Horseman in the Sky 
Un soldat nordiste est contraint d'abattre un officier sudiste malgré l'horreur qu'il en ressent (en fait c'est son père). 

An Occurrence at Owl Creek 
Un planteur sudiste est condamné à la pendaison par les Nordistes. Pourra-t-il y échapper ? 

Killed at Resaca 
Pourquoi ce jeune lieutenant s'expose-t-il systématiquement à la mort ? 

Chickmauga 
Un enfant passe du jeu au drame absolu de la guerre.

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MessageSujet: Re: La guerre de sécession dans la littérature fantastique   Mar 10 Nov 2015 - 18:55

OUAOUH!! IL y a de quoi lire...interressant au demeurant.

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La guerre de sécession dans la littérature fantastique
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