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  bisons et amerindiens

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chatto

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MessageSujet: bisons et amerindiens   Dim 31 Juil 2011 - 16:20

Bisons et amérindiens:


Le bison est d’apparition relativement récente en Amérique du Nord : originaire d’Eurasie, il a traversé le détroit de Béring il y a 10 000 ans, époque où il a remplacé le bison à longues cornes (Bison priscus ), un immigrant plus ancien qui était beaucoup plus gros. L'espèce des bisons à longues cornes s’est probablement éteinte en raison du changement de l'écosystème et de la pression de la chasse, suite au développement de la culture Clovis et des techniques associées qui ont permis d’améliorer les techniques de chasse. Au cours de cette même période, d'autres représentants de la mégafaune ont disparu, pour être remplacés dans une certaine mesure par des animaux immigrés d’origine eurasienne qui étaient mieux adaptés aux prédateurs humains. Le Bison d'Amérique, qui en réalité était une forme naine, était l'un de ces animaux. Un exemple analogue est celui de l’ours brun, qui a remplacé l’ours à face courte.

Le bison était une espèce dont la pression de pâturage représentait une force qui avait façonné l'écologie des Grandes Plaines aussi fortement que les feux de prairie périodiques et qui jouait un rôle central dans la vie des Indiens des Plaines. Il existe une controverse au sujet de leur interaction. Selon Charles C. Mann dans 1491 : New Revelations of the Americas Before Columbus, « L'expédition d’Hernando de Soto traversa le Sud-Est durant quatre ans au début du XVIe siècle lui permit de rencontrer de nombreuses hordes d’indiens, mais semble-t-il pas un seul bison »2. Mann propose des éléments de preuve selon lesquels les Amérindiens, non seulement auraient créé (par l'utilisation sélective d’incendies volontaires) les grandes prairies qui ont fourni au bison un habitat idéal, mais également régulé la population de bisons. Dans cette théorie, ce n'est que lorsque la population indienne aura été décimée, vague après vague, par les épidémies (de maladies propagées par les Européens), c'est-à-dire après le XVIe siècle que les troupeaux de bisons se sont énormément développés. Dans une telle perspective, la mer des troupeaux de bisons qui s'étendait jusqu’à l'horizon aurait été le symptôme d'un déséquilibre écologique, rendu possible seulement par des décennies de précipitations plus importantes que la moyenne. Une autre preuve de son arrivée vers 1550-1600 dans les plaines de la côte Est des États-Unis est le faible nombre de lieux-dits qui ont reçu de la part des indigènes du Sud-Est un nom rappelant le bison3,4. Le bison a été l’espèce la plus nombreuse parmi les gros mammifères sauvages de la planète5.

Avant l'introduction des chevaux, les troupeaux de bisons étaient capturés dans des pièges de rochers et de branches de saule et pourchassés vers les falaises. Ces précipices à bisons se retrouvent dans plusieurs endroits aux États-Unis et au Canada. Cette méthode de chasse semble avoir été en usage chez les Amérindiens au début de l'ère chrétienne. De grands groupes de chasseurs poursuivaient les troupeaux de bisons sur plusieurs kilomètres, les forçant dans une bousculade, qui en fin de compte conduisait de nombreux animaux vers une falaise. Une méthode de chasse analogue consistait à conduire les bisons dans des enclos naturels, tels que celui de Ruby site. Les grandes quantités de viande obtenues de cette façon par les chasseurs leur fournissait un surplus qu’ils utilisaient pour commercer avec d'autres groupes culturels. Selon certains auteurs, cette technique provoquait la mort inutile de centaines d'animaux alors qu'une dizaine seulement étaient nécessaires6. Selon l’historien Dan Flores, de l'université du Montana, les Amérindiens auraient joué un rôle décisif dans l’extermination des bisons par la surchasse7. L'anthropologue américain Shepard Krech III publie The Ecological Indian : Myth and History en 1999 dans lequel il conteste le stéréotype de l'Amérindien écologiste avant l'heure8.

Pour une meilleure utilisation de la viande de bison, les Amérindiens ont inventé une méthode spécifique de boucherie, identifiée pour la première fois sur le site archéologique d’Olsen Chubbock dans le Colorado. La méthode consiste à dépouiller le dos afin d'accéder à la viande la plus tendre juste sous la peau, la zone connue sous le nom de « viande persillée ». Après l’extraction de la viande persillée, les pattes avant sont coupées, ainsi que les omoplates. Cela découvre la viande de la bosse (chez le bison des bois), ainsi que la viande des côtes et les organes internes du bison. Lorsque tout a été exposé, la colonne vertébrale est ensuite sectionnée et le bassin ainsi que les pattes arrières enlevés. Enfin, le cou et la tête sont retirés d’un seul bloc. Cela permet à la viande dure de sécher et d’être transformée en pemmican.

Plus tard, lorsque les Indiens des Plaines ont eu des chevaux, il a été constaté qu'un bon cavalier pourrait assez facilement tuer suffisamment de bisons pour nourrir sa tribu et sa famille, aussi longtemps qu’il se trouvait un troupeau à proximité. Les bisons fournissaient la viande, le cuir, le tendon pour les arcs, la graisse, la bouse séchée pour les feux, et même les sabots qu’on pouvait faire bouillir pour fabriquer de la colle. Le cheval incitait parfois les Indiens des Plaines au gaspillage, en récupérant principalement la langue et la viande de la bosse, mais la pression exercée sur les troupeaux était encore largement supportable. Quand les temps étaient durs, les bisons étaient consommés jusqu’à la dernière parcelle de moelle.

Les langues amérindiennes ont divers noms pour cet animal, entre autres Tatanka en lakota.




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MessageSujet: Bison et indiens   Mar 13 Sep 2011 - 16:42

Sujet très interressant.
Au sujet du massacre des bisons, selon certaines sources, les indiens ont participé à la disparition de leur moyen de subsistance. Par exemple vers 1870, des Cheyennes du Sud (lu dans Histoire des Cheyennes (George Bent)) de E. Hyde , ont tués des bisons pour vendre les peaux à des marchands, ils laissaient les carcasses pourrir dans la prairie. Cela me semble étonnant car les indiens ne tuaient que ce dont ils avaient besoin. Mais les indiens sont tellement surprenant que cela doit bien etre vrai. Voila donc un sujet interressant car il remet l'"idéal indien" en question. Si quelqu'un à des informations sur ce sujet ou sur d'autres "contradictions indiennes" elles sont les bienvenues.

En ce qui concerne les pièges, ils ressemblent à ceux qu'ils utilisaient pour tuer les antilopes. La dernière fois que les Cheyennes se sont servis des pièges à antilopes c'étaient en 1865/1866, il s'agissait des Sutais de Black Shin, il y avait avec eux le célèbre guerrier Roman Nose, dans la région du Little Missouri. Les Kiowas et d'autres tribus utilisaient ces pièges, et ils capturaient aussi des mustangs sauvages de la meme façon.

Pour voir un dessin : [url][/url]
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MessageSujet: Re: bisons et amerindiens   Mar 13 Sep 2011 - 17:05

voila un détail que je ne connaissais pas,merci pour cette info surprenante?!!!!!! confused

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MessageSujet: Re: bisons et amerindiens   Lun 16 Oct 2017 - 10:35

Dodge City, Fort Griffin, Charles Rath, le Massacre des bisons d’Aérique du nord

Quand Christophe COLOMB (1492) découvre le nouveau Monde, les bisons vivent sur tout le territoire de l’Amérique du Nord, seulement limités dans leur extension par les étendues glacées du Grand Nord et les déserts torrides du sud. Le troupeau est estimé à 70 millions de têtes.
Leurs seuls ennemis naturels sont les loups et les Indiens. Ceux-ci chassent le bison à pied à l’arc où à la lance. La population Indienne pour toute l’Amérique du Nord est d’environ un million d’individus. Le bison était leur centre de vie, leur fournissant nourriture, vêtements, abri et une grande partie de leur culture.
Le mode de vie des Indiens des Plaines était centré sur le bison et, au début du 19é siècle, presque tout ce que les tribus des Plaines utilisaient dérivait encore de cet animal. L’alimentation à base de viande, la peau servant à l’habitat, aux vêtements, aux objets utilitaires et à l’artisanat, tout dépendait de la chair, de la fourrure, des os, de la peau, des tendons et des cornes de l’animal
Il n’est de ce fait pas étonnant que le bison ait eu une place centrale dans les cérémonies et la religion car sa présence était déterminante pour la vie des Indiens.  
           
L’EXTERMINATION  
Dès le XVIIIe siècle les colons de Virginie et de Pennsylvanie abattent des milliers de bisons parce qu’ils détruisent leurs clôtures et dévastent leurs champs.
Au 19è siècle le massacre s’organise ; le but de ce carnage est d’occuper des milliers d’hommes désœuvrés par la fin de la guerre de sécession. Mais l’objectif principal de l’extermination du bison est celle des indiens. De 1870 à 1875, il a été tué 12,5 millions de bisons officiellement recensés par la vente de leurs peaux.
Entre 1872 et 1874 les chasseurs professionnels de bisons basés à Dodge City organisèrent des battues anéantissant des troupeaux entiers de la réserve Cheyenne-Arapaho. De 1870 à 1875, il a été tué 12,5 millions de bisons.
Marchand de la frontière et acheteur de peau de buffle, Charles Rath est né en 1836 près de Stuttgart, Wurtemberg, Allemagne. À l'âge de 11 ans, il a immigré avec sa famille à Philadelphie, en Pennsylvanie. Peu de temps après, la famille a déménagé dans une ferme près de Sweetwine, dans l'Ohio.
À partir du moment où Rath est venu à l'ouest, il a commencé à établir des contacts commerciaux avec un certain nombre de tribus indiennes, y compris les bandes de Cheyenne, de Kiowa et de Comanche du Nord. Il a renforcé ces alliances quand il a épousé une femme Cheyenne en 1860. Le couple aurait une fille en 1861. Il divorça et se remaria à plusieurs reprises.
Au début des années 1870, Rath fut l'un des premiers hommes à profiter du commerce croissant de la peau de buffle et en septembre 1872, il déménagea sa famille à Dodge City (Dodge city, ville de violence et de débauche…).
Il commença bientôt à chasser, à transporter et à vendre les peaux et créa la Rath Mercantile Company, dont la cour était parfois remplie de 80 000 peaux à la fois. Lorsque le comté de Ford a été officiellement organisé en 1873.
Poursuivant l'affaire de la peau de buffle au Texas, lui et un homme du nom de Frank E. Conrad ont ouvert une succursale et une cour à Fort Griffin en 1875.
L'année suivante, il a établi un partenariat avec deux hommes : William McDole Lee et E. E. Reynolds et a établi un poste de traite dans le comté de Stonewall, au Texas, qui a bientôt été nommé Rath City. En 1879, le commerce de la peau était terminé car le bison avait été exterminé. Il a ensuite recueilli les nombreux os de bison dans la prairie et les vendit pour en faire de l'engrais.
Il était asthmatique dans les dernières années de sa vie. Il est décédé le 30 juillet 1902.

La chasse par les blancs s'intensifie, les troupeaux sont décimés petit à petit. On chasse le bison pour sa peau, pour protéger des zones agricoles, mais surtout pour s’attaquer aux nations amérindiennes en les privant d’une source de nourriture et de matières premières essentielles. Les chasseurs professionnels de bisons organisèrent des battues anéantissant des troupeaux entiers.
Alors que les Américains se déplaçaient de plus en plus vers l’ouest des États-Unis dans les années 1800 la chasse au bison s’est développée dans des proportions extrêmes, non seulement sa viande et sa fourrure se vendaient pour un bon prix, mais le gouvernement encourageait son abattage comme un moyen de déplacer et affamer les Indiens qui en dépendaient pour se nourrir.
En 30 ans, le cheptel de 70 millions de têtes était quasiment éteint. Le but était atteint ; leurs principales raisons de vivre anéanties, les indiens se rendent et finissent comme les derniers bisons dans des réserves.

Dans le bison tout était utilisé...
Les prairies qui s'entendaient a perte de vue dans le Mid-Ouest étaient les terres de chasse des Sioux. Ces tribus nomades, dont les coiffes de plumes et les vêtements décorés de perles sont devenus les symboles même des amérindiens d'Amérique, dépendaient alors entièrement de cet animal pour leur survie. Les bisons étaient alors nombreux et parcouraient les plaines aux horizons illimités. Tout était utilisé, sa viande bien sûr, mais aussi la peau pour confectionner les tipis, des couvertures, des boucliers, des mocassins, des sacs, etc. Les tendons servaient de fil à coudre et de cordes d'arc. Des cuillères étaient faites avec les cornes et la colle avec les sabots. Rien n'était gâché, même le crâne servait dans les cérémonies religieuses. Avec l'arrivée des pionniers, des chasseurs et des trappeurs, presque tous les grands troupeaux de bisons furent rapidement décimés. Abattus par centaine de milliers pour leurs peaux, pour le sport voir seulement pour leur langue, ces massacres mettaient en péril la survie même des amérindiens.

Les bisons ont été tout près de l’extermination vers la fin du XIXème siècle, alors qu’on ne comptait plus que quelques 400 bêtes. Heureusement, en 1894, une loi américaine interdit la chasse du bison.
Aujourd’hui, l’espèce est totalement sauvée et sa population s’agrandit d’année en année, on compte environs 350 000 têtes en Amérique du Nord.

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MessageSujet: Re: bisons et amerindiens   Mar 17 Oct 2017 - 17:42

J'ai eu l'occasion de connaître une autre espèce américaine qui a encore des caractéristiques qu'elle partageait avec le bison il y encore quelques 300 ans. Il s'agit du caribou. Il en existe en fait deux variétés difficilement distinguables physiquement mais aux modes de vie complètement différents. alors que les plus nombreux vivent dans la toundra en immense troupeau nomade, les autres vivent en forêt de façon sédentaire. Cette deuxième variété moins nombreuse est protégée par la loi canadienne et interdite à la chasse sauf pour la consommation privée des indiens.
Pour le bison, il y avait aussi deux variétés très proches, le bison des plaines et le bison de forêt. Ce dernier ne vivait qu'en petits groupes dans les forêts de l'est et a été complètement éradiqué par les blancs à la fin du XVIIIème siècle.
Pour ce qui est de l'impact des indiens sur l'environnement, la réalité est loin d'un total laisser faire. Le Kentucky par exemple était par traité interdit aux villages et partagé entre diverses tribus comme territoire de chasse ou plus précisément comme garde-manger. Les premiers Jésuites découvrant la région des Grands Lacs de l'Ouest parlent aussi des feux allumés par les amérindiens pour éviter la pousse des arbres et donc garder ces région à l'état de pâturage très riches en gibier. En fait les amérindiens en Amérique du Nord on totalement fait l'impasse sur l'élevage mais ont bel et bien géré le gibier comme source de viande.
Pour ce qui est des plaines, un impact aussi important de l'homme est moins évident. Le climat n'est pas favorable à la croissance des forêts avec des périodes particulièrement sèches et des vents constants capables d'attiser n'importe quel incendie du à la foudre. Avant l'introduction du cheval la présence des hommes dans ces régions était des plus ténues et localisées.
Le bison des plaines a très bien pu se multiplier sans l'aide de l'homme comme les caribous du grand nord et avoir participé par son nombre au maintien des prairies même aux périodes plus humides. Il ne faut pas oublier que l'Amérique du Nord a été touchée par une période très chaude et sèche entre le 8ème et le 14ème siècle qui a certainement participé à la disparition des forêts avant le retour d'une période plus favorable vers les années 1300.
Une dernière donnée est aussi intéressante: avant l'arrivée des blancs on estime que 80% des indiens d'Amérique du Nord vivaient principalement d'agriculture, les chasseurs-cueilleurs étant surtout concentrés dans le grand nord.

A moins d'inventer une machine à remonter le temps, il restera toujours de nombreuses incertitudes et autant de théories propices à la publication d'ouvrages contradictoires. On peut donc conjecturer et se faire une idée d'ensemble de ce qui s'est passé sans oublier que tous les hommes sont semblables quelles que soient les différences à la surface.
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