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 dilligence

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MessageSujet: dilligence   Lun 25 Oct 2010 - 22:12

Les diligences de l'Ouest
par Jesse Lone Rider
Pour la plupart d'entre nous, une diligence de l'Ouest, c'est une "Concord coach".
En réalité, ce pouvait être n'importe quel véhicule : un chariot à ressorts avec toit
bâché, un omnibus français retapé, un "Mud wagon" ou un "Celerity wagon".
On l'appelle "Stage" si elle transporte du courrier …
La première ligne du continent nord-américain fut créée en 1732 dans l'actuel New-
Jersey. Une des premières lignes en service dans l'Ouest reliait Santa Fe à
Independence depuis mai 1846 avec des véhicules pouvant transporter huit voyageurs.
La caisse est imperméable à l'eau afin de pouvoir être utilisée comme un bateau pour
traverser les rivières…
A l'automne 1849, John Whistman remit à neuf un vieil omnibus français pour assurer
le service au départ de San Francisco. La même année, un simple chariot de ferme
sans ressort, avec des sièges en planches brutes, relie Sacramento et les mines d'or
de Californie au tarif de trente-deux dollars…
Le 24 juin 185O fut un grand jour pour la Californie : la première diligence Concord,
expédiée par bateau en contournant le cap Horn, arriva à San Francisco. Elle
apparaissait comme le dernier cri du luxe et du confort.
Jusque vers 1910 pour les dernières, les Concord circulèrent sur toutes les routes de
l'Ouest. Pour les mineurs, les joueurs, les bandits, les soldats en permission, les
ranchers et les cow-boys, les dames de petite vertu et aussi les vraies dames, ces
véhicules représentaient le moyen de transport par excellence.
Pour la plupart des Américains de l'Ouest, la Concord, avec ses brillantes couleurs
rouge, jaune, noir, vert était un objet de toute beauté. Elle combinait la sécurité, la
robustesse et la légèreté, mais sans la moindre concession à la beauté.
L'histoire de cette fameuse Concord commence en Nouvelle-
Angleterre en 1813, au moment où Lewis Downing, qui a grandi
dans une famille de carrossiers de Lexington (Massachusetts),
ouvre un atelier de charron à Concord, dans le New Hampshire. Il
débute avec ses modestes économies. Le 8 novembre 1813, il
vend sa première voiture. En 1816, il monte une petite usine pour
la construction de chariots de transport et de cabriolets à deux
roues. Il emploie alors douze ouvriers.
En 1826, il engage un ouvrier, nommé Stephens Abbot qui, deux ans plus tard, devient
son associé.
Le beau-père de Downing était conducteur de diligence, et son gendre eut l'idée, avec
la collaboration d'Abbot, de mettre en chantier un autre modèle de véhicule. Les
diligences anglaises étaient trop lourdes et elles avaient également le défaut d'avoir
leur centre de gravité placé trop haut, de sorte qu'elles versaient facilement sur les
mauvaises routes d'Amérique. C'est à Abbot que revient
l'honneur d'avoir conçu la caisse du véhicule de forme ovale qui
tirait sa robustesse du principe de l'oeuf. Les panneaux étaient
bombés sur les côtés, mais les extrémités restaient tout de
même assez larges pour que trois passagers puissent s'asseoir
côte à côte. Le toit arrondi, qui fut renforcé par la suite, permettait
l'écoulement correct de l'eau. Une galerie métallique, à l'arrière et
sur les côtés maintenait les bagages qui n'avaient pu trouver leur
place à l'intérieur du véhicule. Les roues étaient écartées de cinq
à six pieds, ce qui limite les risques de verser. Le siège du
cocher était surélevé, ce qui procurait une meilleure visibilité de
la route et permettait de mieux contrôler l'attelage. Sous son siège, une cavité pour
recevoir des bagages ou des valeurs. Près de ses pieds, une pédale qui, par un
système de leviers, agit sur les sabots de frein des roues arrière.
La construction de la diligence ne se fit qu'avec des matériaux de première qualité.
Tous les rayons avaient exactement la même forme et le même poids, de sorte que
chaque roue était parfaitement équilibrée. Il en était de même des sections de la jante.
Les bois utilisés avaient été auparavant séchés pendant trois années : on employait du
chêne pour les rayons, de l'orme ou du merisier pour les moyeux. Les panneaux et le
toit étaient en tilleul d'Amérique. Le corps proprement dit, les jantes, les supports
d'essieux et le timon étaient en frêne, chacune de ces espèces choisie pour ses
qualités intrinsèques.
Les bandages étaient d'une épaisseur inhabituelle et polis comme de l'acier par le
frottement sur le terrain rocailleux. Le fer forgé, importé de Norvège pour ses qualités
de résistance et de légèreté, était utilisé non seulement pour les essieux, mais aussi
pour les charnières et les poignées de portières, les armatures et les cornières.
Les ressorts des diligences anglaises étaient fragiles et se brisaient souvent lorsque la
suspension était soumise à la rude épreuve des routes américaines. C'est Downing,
qui eut l'idée de remplacer les ressorts par de solides courroies de cuir épaisses de 7,5
cm sur lesquelles reposait la caisse et qui absorbaient sans à-coups les irrégularités du
sol. Ces sangles possèdent aussi l'avantage de pouvoir, le cas échéant, être réparées
sur les lieux mêmes de l'avarie. Soutenue par ces courroies, la diligence était affectée
d'un mouvement de roulis suffisant pour rendre malade Wild Bill Hicock en personne.
L'intérieur comporte deux ou trois banquettes, soit tournées vers l'avant, soit vis-à-vis.
Les sièges de cuir sont capitonnés ainsi que les dossiers, lesquels peuvent se rabattre
et constituer une couchette relativement confortable pour deux personnes. Lorsqu'il y a
trois banquettes, le dossier de celle du milieu est une simple sangle de cuir tendue
entre les deux montants latéraux de la diligence.
Sur la plupart des diligences, les portières étaient vitrées, et les glaces pouvaient être
manoeuvrées, comme dans les automobiles de nos jours. De chaque côté, des rideaux
de cuir protégeaient les occupants de l'air froid et d'une certaine partie de la poussière
soulevée par le véhicule. Par temps chaud, au contraire, on pouvait les rouler vers le
haut et les maintenir à l'aide des courroies prévues à cet effet.
La peinture d'une Concord comportait plusieurs couches, dont chacune était
soigneusement poncée avant application de la suivante. Après quoi, on passait du
vernis pour la protéger des intempéries. On imagina même de décorer les portières en
y peignant soit un paysage soit le portrait d'un Américain célèbre.
Habituellement, on donnait à la diligence un nom choisi par la compagnie qui en avait
commandé la construction. On l'appelait la "Sacramento" ou la "Deadwood", ce qui
indiquait sa destination, ou parfois, avec plus d'imagination "Reine de la Prairie", "Étoile
du Nord", "Reine de l'Ouest". On put même voir la "reine Victoria", la "Pocahontas" et
la "Christophe Colomb". Chaque véhicule portait également un numéro inscrit soit sur
le châssis, soit sous le siège du conducteur, ainsi que sur l'extrémité des essieux.
La Compagnie Abbot & Downing, lorsqu'elle avait vendu un véhicule, le suivait pendant
toute sa vie, pour ainsi dire. Par exemple, la diligence que l'on peut voir au Serra
Museum de San Diego et qui porte le numéro 158 fut achevée le 17 août 1866 et
vendue à Edward Hen, de New York City. Elle fut ensuite transportée dans l'Ouest et
circula sur différentes lignes de Californie.
Une des plus importantes commandes, trente diligences, fut passée à Abbot et
Downing par Wells, Fargo & Cie le 2 avril 1867. Chacun de ces véhicules pesait 2.250
livres. Il pouvait transporter neuf voyageurs à l'intérieur et dix sur l'impériale
L'Overland Stage Company de Ben Holladay et l'Overland Mail Company de John
Butterfield, qui desservaient les localités les plus lointaines de l'Ouest. étaient
également d'importants clients d'Abbot & Downing. Holladay, en particulier, avait
commandé de luxueuses voitures pouvant transporter douze voyageurs et qui ne
coûtaient pas moins de mille dollars chacune, somme considérable pour l'époque.
De 1847 à 1899, Abbot & Downing ont construit environ 3.000 diligences…
Après 1900, la société se mit à fabriquer des ambulances, des affûts de canon, des
fourgons de cirques, des camions, des fardiers et même des voitures de pompiers. La
firme cessa ses activités en 1928, mais elle laisse un souvenir impérissable dans
l'histoire des transports aux Etats-Unis.
C'est à Butterfield que l'on attribue la
conception de la "Celerity". Elle avait
un châssis semblable à la Concord,
mais elle était bâchée, ce qui la rendait
plus légère et plus rapide.
Abbot & Downing, ainsi que d'autres
sociétés, construisirent également un
véhicule appelé "Mud wagon" et
surnommé la "Concord du pauvre". Peu
coûteuse, avec ses côtés plats et sa
caisse simple, cette diligence légère
était dotée d'une suspension primitive.
Son centre de gravité très bas la rendait
pratiquement inchavirable, même sur
les trajets très difficiles. Elle ne
possédait pas de portières : on pouvait
seulement abaisser des rideaux de toile
imperméable en cas d'intempéries.
Voyager dans une diligence de l'Ouest était rarement monotone : les Indiens, les
bandits, la boue ou la poussière, la neige ou les inondations rendaient les parcours
particulièrement éprouvants, en plus des incessants cahots du véhicule sur des routes
pratiquement inexistantes. Il y avait aussi les pistes étroites de montagne, les
descentes des côtes avec des freins à la limite de la rupture. Parfois, il fallait attacher
un tronc d'arbre à l'arrière de la diligence pour la freiner…Une diligence du Colorado
était équipée de roues à l'avant et de patins à l'arrière afin de pouvoir circuler tout
l'hiver.
Par temps froid, les voyageurs s'enveloppaient de peaux de bison ou de couvertures et
posaient leurs pieds sur des briques chaudes enveloppées dans des sacs de toile.
Dans certaines diligences, on utilisait des chaufferettes contenant des braises.
Les chevaux étaient changés à des relais distants de 15 ou 20 kilomètres. Tous les 60
à 80 kilomètres, on faisait un arrêt dans un relais plus important où les voyageurs
pouvaient se dégourdir les jambes, se restaurer et satisfaire leurs besoins naturels.
Les diligences étaient tirées par un attelage de chevaux harnachés deux à deux,
généralement au nombre de six ou huit, selon les difficultés du terrain.
Un chapitre entier pourrait être consacré aux cochers. Ils étaient les vrais "Rois de la
route" et étaient partout accueillis comme des célébrités. Parmi les plus connus, citons
simplement Hank Monk qui eut le privilège de véhiculer en 1859 le chroniqueur pressé
Horace Greeley dans sa diligence entre Carson City et Placerville dans le temps record
de 10 heures pour 109 miles (175 km) alors que la vitesse moyenne était de 13 km/h
sur terrain facile.
Charlie "Cockeyed" Parkhurst était un autre fameux conducteur des diligences Wells-
Fargo : borgne, jus de chique au menton, un faible pour le whisky, il avait la réputation
de conduite rapide et audacieuse. Il avait tué sur place les deux premiers bandits qui
avaient tenté de dévaliser sa diligence… Il cessa ses activités de cocher en 1860 après
avoir reçu une ruade en plein visage. Il mourut en 1879 et, au moment de l'apprêter
pour l'enterrement, on s'aperçut que c'était une femme…A l'insu de tous, elle fut aussi
la première femme à voter aux USA lors des élections présidentielles de 1868, soit 52
ans avant l'adoption de la loi sur le vote des femmes.
Aujourd'hui, les diligences ne roulent plus sur les routes de l'Ouest sauf peut-être dans
des spectacles comme le Wild West Show, mais elles sont entrées tout droit dans la
légende du Far-West.
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MessageSujet: Re: dilligence   Mar 26 Oct 2010 - 9:59

merci tidgi,c est vrais que l on parle jamais,des moyens qu il y avait a cette epoque (hormis le cheval),voila une photos de diligence,pour agrémenté le post:
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MessageSujet: Re: dilligence   Mar 4 Jan 2011 - 12:20

peintures de diligence:
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MessageSujet: Re: dilligence   Dim 31 Juil 2011 - 10:18

autres photos trouvé:
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MessageSujet: Re: dilligence   Mer 24 Déc 2014 - 10:55

ils sont pas un peu nombreux sur cette diligence??
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MessageSujet: Re: dilligence   Lun 27 Juin 2016 - 15:22

Tombstone Arizona
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MessageSujet: Re: dilligence   Jeu 30 Juin 2016 - 9:20

C'est presque un autobus tellement il y de monde,le confort en moins....

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