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 Encore un général français Regis de Trobriand

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Général Lawrence Sisco
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MessageSujet: Encore un général français Regis de Trobriand    Dim 7 Juil 2013 - 7:12

Regis de Trobriand



http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gis_de_Trobriand

Philippe Régis Denis de Keredern de Trobriand (1816-1897) fait partie des aristocrates-libéraux français qui, durant la guerre de Sécession, allèrent se mettre au service de la cause de l'abolitionnisme.

Il s'engage dans le 55e régiment des volontaires de New York, constitué par une milice française datant de 1824, les Gardes La Fayette. Les officiers l'élurent comme colonel dès le début du conflit. Les brillants services qu'il rendit à l'armée du Potomac lui valurent le grade de général de division de l'armée des États-Unis - grade que La Fayette avant lui avait été le seul Français à porter. En 1868, il publia ses mémoires sous le titre Quatre ans de campagne à l'armée du Potomac.

Depuis la guerre d'indépendance, l'opinion française n'avait cessé d'être sensibilisée à tout ce qui touchait les États-Unis. La suite d'incidents mêlés de près ou de loin à l'esclavage eut une influence certaine : acte Kansas-Nebraska, affaire Dred Scott et pendaison de John Brown qui avait déchaîné la plume de Victor Hugo.

Par ailleurs, il existait, chez les aristocrates-libéraux français une double tradition de "reportage" et d'engagement pour le modèle de régime politique américain: Chateaubriand et Tocqueville; La Fayette et le comte de Ségur.

Aussi, lorsqu'éclate la guerre de Sécession, de nombreux aristocrates-libéraux, à l'image de leurs illustres prédécesseurs, s'engagèrent pour le rêve politique que représentait l'Union; parmi eux se trouvaient notamment le prince de Joinville (troisième fils de Louis-Philippe Ier); son fils, le duc de Penthièvre; ses deux neveux Louis-Philippe d'Orléans, comte de Paris, et son frère, Robert d'Orléans, duc de Chartres.

À l'inverse, d'autres jeunes gens (parmi eux Camille de Polignac), dans un esprit romantique, offrirent leur épée au Sud, convaincus qu'il s'agissait d'une lutte d'Etats menacés dans leur indépendance.


http://hugber44.pagesperso-orange.fr/notesbio/philipperegisDKTrobriand.htm

NOTICE BIOGRAPHIQUE

Philippe Régis DENIS de KEREDERN,

baron de TROBRIAND

(1816 – 1897)

       Philippe Régis Denis de Kérédern de Trobriand est né le 4 juin 1816, au château des Rochettes, à Ste Radegonde, aux environs de Tours. Il était issu d'une très ancienne famille Bretonne, les Denis de Kérédern de Trobriand qui s'étaient illustrés sur terre et sur mer depuis le XVe siècle. Son père, le baron Joseph de Trobriand, était un ancien émigré rallié à Napoléon. Sous l'Empire, il avait été un brillant officier et, en tant que tel, avait participé à la campagne de Russie. Cela ne l'empêcha pas d'applaudir le retour de Louis XVIII qui le nomma général (voir la biographie du baron Joseph Vincent de Trobriand).

       Régis passa ses jeunes années au château des Rochettes. A l'age de six ans, il suit sa famille à Toulouse où son père avait été nommé à la tête de la garnison. Devenu page de la maison du Roi, Régis partage alors les jeux du futur comte de Chambord et, en 1825, il entre comme élève au collège Saint-Louis à Paris. Convaincu que les prêtres du collège ne respectaient pas le secret des confessions,  il décide de piéger ses maîtres en confessant un faux projet visant à incendier le collège. Cette mauvaise farce lui valut d'être exclu, mais avec la satisfaction d'avoir prouvé qu'il avait raison ! Il entre ensuite au collège royal à Rouen.

       A cette époque, Régis envisageait de suivre l'exemple de ses ancêtres et d'embrasser la carrière des armes. Mais la révolution de 1830 bouleversa tous ses projets car son père, fidèle légitimiste, refusa de se rallier au régime de Louis-Philippe, préférant démissionner pour se retirer finalement sur ses terres. Il ne pouvait plus être question pour Régis de devenir officier. En effet, « jamais le général de Trobriand n'aurait autorisé son fils à servir dans l'armée de Louis Philippe » observa ultérieurement un membre de la famille. Le baron demanda même à son fils de supprimer le prénom « Philippe » de son nom, par haine de l'orléanisme (ce qui explique qu'il signa toute sa vie Régis de Trobriand et non Philippe) ! Peu après, en 1832, sa mère, née Rosine Hachin de Courbeville, décède. Après avoir passé son baccalauréat, en 1834, au collège de Tours, Régis fait des études de droit à Rennes puis Poitiers où il obtient en 1838 sa licence en droit, il devient avocat mais ne plaida jamais.

       L'année 1840 est marquée par le décès du baron Joseph de Trobriand. Régis est dans l'obligation de vendre le château des Rochettes pour partager l'héritage avec son frère Anatole et sa sœur Charlotte. Il s'installe alors à Paris où il avait été nommé comme attaché au ministère de l'intérieur, occupant ses loisirs à composer des vers et à écrire un roman, paru en 1841 et intitulé : « les gentilhommes de l'Ouest ». Il y racontait les efforts des légitimistes bretons pour venir en aide à la duchesse de Berry, auteur en 1832 d'une tentative de soulèvement contre Louis-Philippe. Le livre obtint un vif succès et la première édition fut épuisée en quelques semaines; cependant son auteur y ayant exprimé ouvertement ses convictions légitimistes, dût démissionner de son poste au ministère.

       A partir de ce moment, plus rien ne le retenait en France, aussi, accepta-t'il avec empressement la proposition de son ami, le comte Armand de Mac Carthy, de l'accompagner à New York où celui-ci avait de nombreuses relations. Régis de Trobriand débarque donc , en mai 1841, à New York où la haute société lui réserve un accueil chaleureux. Il fait bientôt la connaissance de Frédéric Gaillardait, rédacteur-en -chef de l'organe de presse francophone de la ville, le Courrier des Etats-Unis . Gaillardait lui propose de collaborer à son journal et de Trobriand accepte. Il fait paraître un roman  « le rebelle », récit de voyage au Canada, où il exprime son admiration pour la résistance des Canadiens francophones face aux anglais (on trouvera dans le sous-dossier "annexes" le texte de ce roman lisible avec Adobe Acrobat Reader). Le jeune aristocrate se lie également d'amitié avec la famille d'Isaac Jones, le riche président de la Chemical Bank, et ne tarde pas à lui demander la main de sa fille Mary Mason-Jones. Le mariage est célébré à Paris le 24 janvier 1843. Au cours de l'année qui suit, le jeune couple voyage à travers l'Europe, visitant la Belgique, les bords du Rhin, la Suisse , l'Italie et surtout Venise où le baron et la baronne résidèrent pendant près de trois ans, d'août 1844 à mai 1847. Ils y rencontrent le comte de Chambord et la duchesse de Berry avec lesquels ils nouent d'étroites relations d'amitié. Mary est nommée dame d'honneur de la comtesse de Chambord, et leur première fille, née à Venise en octobre 1845, (la seconde se prénommera Béatrice) est baptisée Marie-Caroline en l'honneur de la duchesse de Berry, sa marraine.

       En 1847, d'impérieuses raisons familiales rappellent les Trobriand à New York. Gaillardait s'apprêtait alors à rentrer en France et il proposa à Régis de l'associer à la direction de son journal. Trobriand accepta avec empressement et fit paraître une série de chroniques littéraires et musicales qui obtinrent un vif succès. Il se mit également à fréquenter les cercles littéraires New-Yorkais où il ne tarda pas à être reconnu comme le digne représentant de « l'esprit français «  en Amérique. A l'annonce de la révolution de 1848, il fut chargé de transmettre un message officiel du gouvernement républicain. Il revint donc en France, mais le spectacle des journées de juin le dégoûta pour toujours de la politique française. De retour à New-York, il reprend activement sa collaboration au « Courrier des Etats-Unis », tout en s'adonnant à la peinture. Les rédacteurs du très populaire Home Journal accueillirent son retour avec joie :  « Nous sommes heureux de constater que le talentueux gentilhomme français, , M. de Trobriand, le brillant écrivain est de nouveau parmi nous… il possède un don précieux, un regard artistique vraiment raffiné et rigoureux, associé à l'aisance et la force de son talent descriptif… ». Sa fille, Marie-Caroline, résumera plus tard :   «  La période allant de 1847 à 1861 peut être comprise comme sa période artistique et littéraire; il consacrait beaucoup de temps à écrire et à peindre; en fait, il était en train de terminer une grande toile du canal de Venise lorsqu'il apprit son élection comme colonel des Gardes Lafayette ».

       A partir de 1855, la collaboration de Trobriand au Courrier des Etats-Unis est très active: pas moins de 48 chroniques portent sa signature cette année là ! Ces articles constituent un témoignage irremplaçable sur la vie intellectuelle et artistique New-Yorkaise. Curieusement, on découvre que les pièces françaises du répertoire classique étaient alors goûtées par le public de Broadway : Horace de Corneille , représenté en français (!) au Metropolitan theater , Phèdre, mais aussi des pièces contemporaines (Adrienne Lecouvreur de Scribe et Legouvé). Ses observations sont particulièrement intéressantes, car ce sont celles d'un aristocrate qui assiste au développement du théâtre en milieu démocratique. De Trobriand apprécie de pouvoir se forger une opinion sans craindre la censure et, en définitive, d'être libre de ses critiques. A propos du voyage de la célèbre tragédienne Rachel, il écrit : «  Il n'est ici ni Empereurs, ni Rois, ni grands pour prescrire ou encourager des succès d'artiste. Nous n'avons point de Cour qui donne le ton et fasse la mode, pas d'influences prépondérantes à subir, pas de considérations étrangères à respecter […] Pour la première fois, c'est le peuple, rien que le peuple, qui va saluer en elle la seule royauté qu'il reconnaisse de ce coté de l'Atlantique. »

       Au cours de ces années, De Trobriand fait preuve d'une admiration de plus en plus marquée pour la république américaine. En 1861 il obtient la nationalité américaine. Mais c'est la guerre civile qui l'attachera définitivement à sa patrie d'adoption. Le départ des volontaires nordistes pour le front réveille sa vocation première. Plus tard il écrira à ce propos :  « Je songeais, malgré moi, à ces spectacles familiers de ma première enfance, ou des bataillons français défilaient devant les épaulettes de mon père; et je me demandais vaguement si la destinée qui m'avait privée en France de l'héritage de son épée, ne pourrait pas me réserver en Amérique quelque compensation dans les rangs de ces volontaires allant combattre pour une cause qui avait immortalisé Lafayette… » La correspondance de Trobriand au cours du mois de juin 1861 fait écho à ses préoccupations, même si le ton de ses lettres apparaît davantage grave et mélancolique devant la perspective d'une guerre dont on prédit déjà qu'elle sera meurtrière…

       Le jour de la fête nationale, De Trobriand assiste au défilé des Gardes Lafayette, sans toutefois manifester l'intention de rejoindre le régiment. En réalité, il est occupé à écrire et à peindre, loin des problèmes qui affectent alors les habitants de New York. Il s'intéresse pourtant de près à la guerre. Pour lui, le véritable enjeu n'est pas de savoir si l'esclavage doit être ou non aboli; mais de déterminer si le gouvernement fédéral est en mesure de maintenir l'unité de la république. Sur ce point, De Trobriand apparaît en décalage par rapport à la rédaction du Courrier des Etats- Unis  dont les sympathies vont traditionnellement au Sud. Le 21 juillet 1861, jour de la défaite de Bull Run, De Trobriand apprend qu'il a été élu à l'unanimité colonel du 55e régiment des milices.

        La suite de la carrière de Trobriand se confond étroitement avec l'histoire des Gardes Lafayette . A la différence de son ouvrage "Quatre ans de campagne à l'armée du Potomac" écrit à posteriori, la correspondance de Trobriand nous fait pénétrer dans l'intimité d'un homme confronté aux doutes du chef et à l'angoisse du père séparé de sa famille. Ainsi cette lettre du 24 mars 1862, écrite à minuit sous la tente, la veille du départ du régiment pour la Virginie, où le colonel de Trobriand adresse à ses filles un vibrant adieu; ou bien encore cette note laconique rédigée au lendemain de son baptême du feu à Williamsburg (5 mai 1862) dans laquelle pointe un mélange de soulagement et de fierté: «  Ma chère Lina (Marie Caroline ) je suis sorti de cette bataille sans une égratignure… »

       Ses lettres contiennent relativement peu d'allusion à la situation politique du pays; il est donc assez difficile de se faire une idée des convictions personnelles du colonel de Trobriand. Cependant, en septembre 1862, la Proclamation d'Emancipation lui donne l'occasion de s'exprimer sur la question de l'esclavage. Il répond avec fermeté à sa fille Lina qui déplorait de voir son père combattre pour la cause des « nègres » . «  c'est incroyable que ma fille m'écrive cela, je trouve cette phrase parfaitement impertinente ...ce n'est pas pour le nègre que nous nous battons (il est seulement accessoire), mais pour le grand principe politique de l'Union fédérale qui peut seul sauver de la ruine ce pays. » Il invite en définitive sa fille à ne pas se laisser impressionner par le discours des jeunes blanc-becs qui dénigrent la guerre parce qu'ils sont trop lâches pour y participer, ou par quelque traître partageant avec la rébellion des intérêts financiers. En 1864, l'année de l'élection présidentielle, le contenu de ses lettres ne laisse aucun doute sur ses convictions républicaines et son attachement pour le président Lincoln.

       Après le versement des effectifs du 55e NY dans d'autres régiments (janvier 1863), de Trobriand sera successivement commandant de la 3ème brigade, 1ère division du IIIème corps d'armée, puis commandant de la 1ère brigade, 3ème division, IIème corps à partir de juillet 1864, à la tête de laquelle il terminera la guerre. De Trobriand participa aux batailles de Williamsburg, Fredericksburg, Chancellorsville, Gettysburg et au siège de Petersburg, au cours duquel il se distingua particulièrement . Ainsi, dans la nuit du 10 septembre 1864, sa brigade enfonce la ligne ennemie sur une distance de 800 mètres en faisant de très nombreux prisonniers. Puis le 25 octobre, ses troupes arrêtent à Boydon Road une attaque sudiste qui menaçait de couper de ses arrières toute une division du IIème corps. Le 5 février 1865, au même endroit, sa brigade repousse les lignes ennemies sur plusieurs kilomètres. Le 25 mars, de Trobriand est en première ligne pour résister à l'assaut désespéré des sudistes tentant de briser l'encerclement. L'un de ses régiments, le 124e NY, capture le 59e Alabama dans son intégralité ! Au cours de ces semaines de combats intenses, les lettres que Régis de Trobriand adresse à sa fille répète sans cesse le même leitmotiv : «  Tout va bien … ». Le 6 avril, la brigade attaque l'arrière-garde de l'armée de Lee; le 7, c'est la dernière escarmouche à laquelle participe de Trobriand. Le surlendemain, 9 avril 1865, le jour même de la reddition de Lee, de Trobriand reçoit son brevet de Major-Général.

       Démobilisé le 15 janvier 1866, il entre alors dans l'armée régulière et est affecté comme colonel du 31e régiment d'infanterie le 28 juillet 1866. Il reçoit son brevet de brigadier general de l'US army le 2 mars 1867 et passe les treize années suivantes entre le Dakota (d'août 1867 à mai 1869), le Montana, l'Utah, le Wyoming et la Louisiane où, à partir de 1875, il représente le gouvernement fédéral et dirige le processus de "Reconstruction". Le 20 mars 1879, il quitte définitivement l'armée et se retire à la Nouvelle-Orléans où il se consacre à la peinture, l'écriture et le jardinage, tout en continuant une vie mondaine. Il réside ensuite un moment à Brest, auprès de sa fille Béatrice, mariée à un écossais naturalisé français, John Burnet-Stears. De retour aux Etats-Unis, auprès de son autre fille Marie Caroline, il décède dans son domicile de Bayport, Long Island, le 15 juillet 1897, auprès des siens, après avoir récité une dernière fois un poème de Lamartine. Il est enterré au cimetière de Ste Anne, à Sayville, sur Long Island et son buste fut érigé dans un des beaux quartiers de la ville.

       
       Le baron de Trobriand est l'auteur, en plus des deux ouvrages déjà cités, d'un ouvrage sur la guerre civile "Quatre ans avec l'armée du Potomac", paru en 1867 et réédité à Boston en 1889. Il a laissé également quelques peintures appréciées sur des paysages des Etats Unis d'Amérique.

       (Le texte de cette biographie est, pour partie, tiré d'un article de David Delpech, paru dans le numéro 50 du "Courrier de la Guerre d'Amérique", revue interne du Club Confédéré et Fédéral de France)

       
       Bibliographie

       Correspondance

       William B. Styple (ed.), Our Noble Blood: The Civil War Letters of Major General Regis de Trobriand (Kearny: Belle Grove Publishing Company, 1997) (Nathalie Chartrain trans.)

       Souvenirs

       Philippe Régis Denis de Keredern DeTrobriand, Quatre Ans de Campagnes à l'Armée du Potomac (Paris: A. Lacroix, 1874) (2 vols.)

       __________________, Four Years with the Army of the Potomac (Boston: Ticknor and Co., 1889)

       __________________, Rachel à l' Amerique. 1855. Vie Militaire dans le Dakota (Paris: H. Champion, 1926)

       __________________, Vie Militaire dans le Dakota: Notes et Souvenirs (1867-1869) (Paris: H. Champion, 1926)

       __________________, Army Life in Dakota, Selections from the Journal of Philippe Regis Denis de Keredern de Trobriand (Chicago: Lakeside Press, 1941)

       __________________, Military Life in Dakota (St. Paul: Alvord Memorial Commission, 1951) (St. Paul: Alvord Memorial Commission, 1951)

       Biographie

       Marie Caroline Post, The Life and Memoirs of Comte Regis de Trobriand, Major-General in the Army of the United States (New York: E.P. Dutton & Co., 1910)
Bibliographie

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Dernière édition par Général Lawrence Sisco le Dim 7 Juil 2013 - 8:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Encore un général français Regis de Trobriand    Dim 7 Juil 2013 - 7:35

Livre du général Régis de Trobriand en ligne sur le net.

Quatre ans de campagnes à l'Armée du Potomac, par Régis de Trobriand, publié à Paris chez A. Lacroix, Verboeckhoven et cie en 1867

Vol. 1 sur Google Books :

http://books.google.fr/books?id=hXQFAAAAQAAJ&printsec=frontcover&so…

Vol. 2 sur Archive.org :

http://www.archive.org/stream/quatreansdecamp03trobgoog

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MessageSujet: Re: Encore un général français Regis de Trobriand    Dim 7 Juil 2013 - 7:42

Salut Lawrence,ça pourrait interesser Johnnie Reb.

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MessageSujet: Re: Encore un général français Regis de Trobriand    Dim 7 Juil 2013 - 15:29

Pris bonne note. Dommage qu'il ait choisi le Nord  
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Général Lawrence Sisco
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MessageSujet: Re: Encore un général français Regis de Trobriand    Dim 7 Juil 2013 - 15:47


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MessageSujet: Re: Encore un général français Regis de Trobriand    Dim 7 Juil 2013 - 16:50

Parfaitement ! D'ailleurs je connaissais sa participation à la guerre de sécession dans les rangs du Sud.
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MessageSujet: REGIS DE TROBRIAND De l'aristocrate français au citoyen américain   Dim 10 Mai 2015 - 10:39

REGIS DE 
TROBRIAND
 
De l'aristocrate français 
au citoyen américain



 David Delpech, agrégé d'Histoire - 2000

De tous les français qui participèrent à la guerre de sécession, le général Régis de Trobriand (1816-1897) est sans doute le plus célèbre. Il doit cette célébrité, non seulement à ses qualités d'officier, mais aussi à ses talents d'écrivain : les Américains ne considèrent ils pas, aujourd'hui encore , son ouvrage « Quatre ans de campagne à l'armée du Potomac » (1868) comme l'un des meilleurs témoignages jamais écrit sur la guerre? 
Sa vie et sa carrière exemplaires ont donné lieu à plusieurs études dont un certain nombre en français. Tous ses travaux s'inspirent, en grande partie, des ouvrages de Trobriand, mais également de sa correspondance. C'est en effet en 1909 que sa fille aînée, Marie-Caroline de Trobriand Post, publia les lettres inédites qu'elles avait reçu de son père dans un volume intitulé « The Life and memoir of Comte Regis de Trobriand ». Ce livre nous permet de recouper les informations contenues dans « Quatre ans de campagne à l'armée du Potomac », mais aussi d'apporter des détails complémentaires, non dénués d'intérêt, notamment  en ce qui concerne les convictions personnelles du général. 
Marie Caroline De Trobriand  (Lina ) 1864
 
Le livre de Marie-Caroline de Trobriand vient d'être réédité en anglais pour la partie concernant la guerre civile : «  Our noble blood, the Civil war letters of major general de Trobriand » Belle grove Publishing 1997, édité par William B.Styple .]
 
Philippe Régis Denis de Kérédern de Trobriand est né le 4 juin 1816, au château des Rochettes, à Ste Radegonde, aux environs de Tours. Il était issu d'une très ancienne famille Bretonne, les Denis de Kérédern de Trobriand qui s'étaient illustrés sur terre et sur mer depuis le XVe siècle.  Son père, le baron Joseph de Trobriand, était un ancien émigré rallié à Napoléon. Sous l'Empire, il avait été un brillant officier et, en tant que tel, avait participé à la campagne de Russie. Cela ne l'empêcha pas d'applaudir le retour de Louis XVIII qui le nomma général. Régis passa ses jeunes années au château des Rochettes. A l'age de six ans, il suivit sa famille à Toulouse ou son père avait été nommé à la tête de la garnison. Devenu page de la maison du Roi, Régis partage les jeux du futur comte de Chambord. En 1825, il entre comme élève au collège Saint -Louis à Paris. Convaincu que les prêtres du collège ne respectaient pas le secret des confessions,  il décide de piéger ses maîtres en confessant un faux projet visant à incendier le collège. Cette mauvaise farce lui valut d'être exclu, mais avec la satisfaction d'avoir prouvé qu'il avait raison ! Il entre ensuite au collège royal à Rouen.
Regis De Trobriand 
 
A cette époque, Régis envisageait de suivre l'exemple de ses ancêtres et d'embrasser la carrière des armes. Mais la révolution de 1830 bouleversa tous ses projets car son père, fidèle légitimiste, refusa de se rallier au régime de Louis-Philippe, préférant démissionner pour se retirer finalement sur ses terres. Il ne pouvait plus être question pour Régis de devenir officier. En effet, « jamais le général de Trobriand n'aurait autorisé son fils à servir dans l'armée de Louis Philippe » observa ultérieurement un membre de la famille. Le baron demanda même à son fils de supprimer le prénom « Philippe » de son nom, par haine de l'orléanisme (ce qui explique qu'il signa toute sa vie Régis de Trobriand et non Philippe) ! Peu après, en 1832, sa mère, née Rosine Hachin de Courbeville, décède. Après avoir passé son baccalauréat, en 1834, au collège de Tours, Régis fait des études de droit à Rennes puis Poitiers, il devient avocat mais ne plaida jamais. 
1840 reste marquée par le décès du baron Joseph de Trobriand. Régis est dans l'obligation de vendre le château des Rochettes pour partager l'héritage avec son frère Anatole et sa sœur Charlotte. Il s'installe alors à Paris ou il avait été nommé comme attaché au ministère de l'intérieur, occupant ses loisirs à composer des vers et à écrire un roman intitulé : « les gentilhommes de l'Ouest » . Il y racontait les efforts des légitimistes bretons pour venir en aide à la duchesse de Berry, auteur en 1832 d'une tentative de soulèvement contre Louis-Philippe. Le livre obtint un vif succès et la première édition fut épuisée en quelques semaines; cependant son auteur ayant exprimé ouvertement ses convictions légitimistes, doit démissionner de son poste au ministère. 
Couverture du livre écrit par De Trobriand 
« Les gentilhommes de l'Ouest » 
 
A partir de ce moment, plus rien ne le retenait en France, aussi, accepta t'il avec empressement la proposition de son ami, le comte Armand de Mac Carthy, de l'accompagner à New York ou celui-ci avait de nombreuses relations. Régis de Trobriand débarque donc à New York en mai 1841 ou la haute société lui réserve un accueil chaleureux. Il fait bientôt la connaissance de Frédéric Gaillardait, rédacteur-en -chef de l'organe de presse francophone de la ville, le Courrier des Etats-Unis . Gaillardait lui propose de collaborer à son journal et de Trobriand accepte. Il fait paraître un roman  « le rebelle »,récit de voyage au Canada, ou il exprime son admiration pour la résistance des Canadiens francophones face aux anglais. Le jeune aristocrate se lie également d'amitié avec la famille d'Isaac Jones, le riche président de la Chemical Bank, et ne tarde pas à lui demander la main de sa fille Mary. Le mariage est célébré à Paris le 24 janvier 1843. Au cours de l'année qui suit, le jeune couple voyage à travers l'Europe, visitant la Belgique, les bords du Rhin, la Suisse , l'Italie et surtout Venise ou le baron et la baronne résidèrent pendant près de trois ans, d'août 1844 à mai 1847. Ils y rencontrent le comte de Chambord et la duchesse de Berry avec lesquels ils nouent d'étroites relations d'amitié. Mary est nommée dame d'honneur de la comtesse de Chambord, et leur première fille, née en octobre 1845, (la seconde se prénommera Béatrice) est baptisée Marie-Caroline en l'honneur de la duchesse de Berry, sa marraine
Mrs Mary Mason Jones 
De Trobriand 
 
En 1847, d'impérieuses raisons familiales rappelèrent les Trobriand à New York. Gaillardet s'apprêtait alors à rentrer en France, il proposa à Régis de l'associer à la direction de son journal. Trobriand accepta avec empressement et fit paraître une série de chroniques littéraires et musicales qui obtinrent un vif succès. Il se mit également à fréquenter les cercles littéraires New-Yorkais ou il ne tarda pas à être reconnu comme le digne représentant de « l'esprit français « en Amérique. A l'annonce de la révolution de 1848, il fut chargé de transmettre un message officiel du gouvernement républicain. Il revint donc en France, mais le spectacle des journées de juin le dégoûta pour toujours de la politique française. De retour à New-York, il reprend activement sa collaboration au « Courrier des Etats-Unis », tout en s'adonnant à la peinture. Les rédacteurs du très populaire Home Journal accueillirent son retour avec joie : « Nous sommes heureux de constater que le talentueux gentilhomme français, , M. de Trobriand, le brillant écrivain est de nouveau parmi nous… il possède un don précieux, un regard artistique vraiment raffiné et rigoureux, associé à l'aisance et la force de son talent descriptif… ». Sa fille, Marie-Caroline, résumera plus tard : « La période allant de 1847 à 1861 peut être comprise comme sa période artistique et littéraire; il consacrait beaucoup de temps à écrire et à peindre; en fait, il était en train de terminer une grande toile du canal de Venise lorsqu'il apprit son élection comme colonel des Gardes Lafayette ».
A partir de 1855, la collaboration de Trobriand au Courrier des Etats-Unis est très active: pas moins de 48 chroniques portent sa signature cette année là ! Ces articles constituent un témoignage irremplaçable sur la vie intellectuelle et artistique New-Yorkaise. Curieusement, on découvre que les pièces françaises du répertoire classique étaient alors goûtées par le public de Broadway : Horace de Corneille , représenté en français (!) au Metropolitan theater , Phèdre, mais aussi des pièces contemporaines (Adrienne Lecouvreur de Scribe et Legouvé). Ses observations sont particulièrement intéressantes, car ce sont celles d'un aristocrate qui assiste au développement du théâtre en milieu démocratique. De Trobriand apprécie de pouvoir se forger une opinion sans craindre la censure et, en définitive, d'être libre de ses critiques. A propos du voyage de la célèbre tragédienne Rachel, il écrit : « Il n'est ici ni Empereurs, ni Rois, ni grands pour prescrire ou encourager des succès d'artiste. Nous n'avons point de Cour qui donne le ton et fasse la mode, pas d'influences prépondérantes à subir, pas de considérations étrangères à respecter […] Pour la première fois, c'est le peuple, rien que le peuple, qui va saluer en elle la seule royauté qu'il reconnaisse de ce coté de l'Atlantique. »

Au cours de ces années, De Trobriand fait preuve d'une admiration de plus en plus marquée pour la république américaine. Mais c'est la guerre civile qui l'attachera définitivement à sa patrie d'adoption. Le départ des volontaires nordistes pour le front réveille sa vocation première. Plus tard il écrira à ce propos : « Je songeais, malgré moi, à ces spectacles familiers de ma première enfance, ou des bataillons français défilaient devant les épaulettes de mon père; et je me demandais vaguement si la destinée qui m'avait privée en France de l'héritage de son épée, ne pourrait pas me réserver en Amérique quelque compensation dans les rangs de ces volontaires allant combattre pour une cause qui avait immortalisé Lafayette… » La correspondance de Trobriand au cours du mois de juin 1861 fait écho à ses préoccupations, même si le ton de ses lettres apparaît davantage grave et mélancolique devant la perspective d'une guerre dont on prédit déjà qu'elle sera meurtrière…
Le jour de la fête nationale, De Trobriand assiste au défilé des Gardes Lafayette, sans toutefois manifester l'intention de rejoindre le régiment. En réalité, il est occupé à écrire et à peindre, loin des problèmes qui affectent alors les habitants de New York. Il s'intéresse pourtant de près à la guerre. Pour lui, le véritable enjeu n'est pas de savoir si l'esclavage doit être ou non aboli; mais de déterminer si le gouvernement fédéral est en mesure de maintenir l'unité de la république. Sur ce point, De Trobriand apparaît en décalage par rapport à la rédaction du Courrier des Etats- Unis dont les sympathies vont traditionnellement au Sud. Le 21 juillet 1861, jour de la défaite de Bull Run, De Trobriand apprend qu'il a été élu à l'unanimité colonel du 55e régiment des milices. Le lendemain, le Courrier des Etats-Unis fait paraître l'article suivant :
 
Gardes Lafayette
Election d'un colonel (R De Trobriand)


« Depuis la démission du colonel Le Gal, le commandement du 55e régiment des volontaires de New York était demeuré vacant, malgré les bruits d'élections mis en circulation à plusieurs reprises. Le corps des officiers vient de mettre fin à cette vacance en se choisissant pour chef, le baron Régis De Trobriand. L'élection a eut lieu samedi soir, à l'unanimité des voix, divers candidats mis sur les rangs ayant été écartés par des scrutins préparatoires antérieurs.
Les longues et intimes relations qui nous attachent à M. De Trobriand ne sauraient rendre suspects de partialité les éloges que nous devons à ce choix. Aucun autre ne pouvait réunir autant ni de si sûres garanties pour l'avenir du régiment; aucun autre ne pouvait mettre en de plus dignes mains le commandement de la milice française de New York. Il n'y aura qu'une voix à cet égard parmi tous ceux qui connaissent notre brave autant que spirituel collaborateur.
Un seul regret se mêle aux félicitations que nous adressons à la fois aux Gardes Lafayette et à leur nouveau colonel : c'est de penser que l'épée que l'on vient de remettre à M. De Trobriand devra peut-être sortir du fourreau dans cette guerre sur laquelle les événements n'ont rien changé à notre manière de voir. »

 
 
La suite de la carrière de Trobriand se confond étroitement avec l'histoire des Gardes Lafayette (voir l'historique du 55e New York rgt.). A la différence de son ouvrageQuatre ans de campagne à l'armée du Potomac écrit à posteriori, la correspondance de Trobriand nous fait pénétrer dans l'intimité d'un homme confronté aux doutes du chef et à l'angoisse du père séparé de sa famille. Ainsi cette lettre du 24 mars 1862, écrite à minuit sous la tente, la veille du départ du régiment pour la Virginie, ou le colonel De Trobriand adresse à ses filles un vibrant adieu; ou bien encore cette note laconique rédigée au lendemain de son baptême du feu à Williamsburg (5 mai 1862) dans laquelle pointe un mélange de soulagement et de fierté: «  Ma chère Lina (Marie Caroline ) je suis sorti de cette bataille sans une égratignure… » 

Le général De Trobriand photographié lors du siège de Petersburg en 1864/1865 
 
Ses lettre contiennent relativement peu d'allusion à la situation politique du pays; il est donc assez difficile de se faire une idée des convictions personnelles du colonel De Trobriand. Cependant, en septembre 1862, la Proclamation d'Emancipation lui donne l'occasion de s'exprimer sur la question de l'esclavage. Il répond avec fermeté à sa fille Lina qui déplorait de voir son père combattre pour la cause des « nègres » . «  c'est incroyable que ma fille m'écrive cela, je trouve cette phrase parfaitement impertinente ...ce n'est pas pour le nègre que nous nous battons (il est seulement accessoire), mais pour le grand principe politique de l'Union fédérale qui peut seul sauver de la ruine ce pays. » Il invite en définitive sa fille à ne pas se laisser impressionner par le discours des jeunes blanc-becs qui dénigrent la guerre parce qu'ils sont trop lâches pour y participer, ou par quelque traître partageant avec la rébellion des intérêts financiers. En 1864, l'année de l'élection présidentielle, le contenu de ses lettres ne laisse aucun doute sur ses convictions républicaines et son attachement pour le président Lincoln. 
Le général De Trobriand vers 1890
 
Après le versement des effectifs du 55e NY dans d'autres régiments (janvier 1863), De Trobriand sera successivement commandant de la 3e brigade, 1ere division du IIIe corps d'armée, puis commandant de la 1ere brigade, 3e division, IIe corps à partir de juillet 1864, et à la tête de laquelle il terminera la guerre. De Trobriand participa aux batailles de Williamsburg, Fredericksburg, Chancellorsville, Gettysburg et au siège de Petersburg, au cours duquel il se distingua particulièrement . Ainsi, dans la nuit du 10 septembre 1864, sa brigade enfonce la ligne ennemie sur une distance de 800 mètres en faisant de très nombreux prisonniers. Puis le 25 octobre, ses troupes arrêtent à Boydon Road une attaque sudiste qui menaçait de couper de ses arrières toute une division du IIe corps. Le 5 février 1865, au même endroit, sa brigade repousse les lignes ennemies sur plusieurs kilomètres. Le 25 mars, De Trobriand est en première ligne pour résister à l'assaut désespéré des sudistes tentant de briser l'encerclement. L'un de ses régiments, le 124e NY, capture le 59e Alabama dans son intégralité ! Au cours de ces semaines de combats intenses, les lettres que Régis de Trobriand adresse à sa fille répète sans cesse le même leitmotiv : « Tout va bien … ». Le 6 avril, la brigade attaque l'arrière garde de l'armée de Lee; le 7, c'est la dernière escarmouche à laquelle participe De Trobriand. Le surlendemain, le jour même de la reddition de Lee, De Trobriand reçoit son brevet de Major-Général.
Démobilisé le 15 janvier 1866, il entre alors dans l'armée régulière et est affecté comme colonel du 31e régiment d'infanterie. Il passe les treize années suivantes entre le Dakota, le Montana, l'Utah, le Wyoming et la Louisiane. Le 20 mars 1879, il quitte définitivement l'armée et se retire à la Nouvelle-Orléans ou il se consacre à la peinture, l'écriture et le jardinage, tout en continuant une vie mondaine… Il meurt à Bayport, Long Island, le 15 juillet 1897, auprès des siens, après avoir récité une dernière fois un poème de Lamartine. Il est enterré au cimetière de Ste Anne, à Sayville, Suffolk County, New York .
 
Pour conclure, redonnons la parole au général De Trobriand : « les Etats -Unis se sont battus pour le maintien de leur intégrité nationale, pour la consécration de leurs institutions libres, et pour la suprématie d'un gouvernement du peuple, par le peuple- c'est à dire, pour les grands principes de progrès et de liberté, qui sont l'inclinaison naturelle des sociétés modernes et l'aspiration légitime des nations civilisées. Une telle cause vaut bien tous les sacrifices. En la soutenant à tous prix, les Etats-Unis ont fait plus qu'accomplir un travail de force et de patriotisme, car leur triomphe est une victoire pour l'humanité. »

Naturalisé en 1861, l'aristocrate légitimiste qu'il était à l'origine avait fini par se convertir à la république et à la démocratie…
 
 
Note bibliographique en français:
Krebs (Albert) : « Régis De Trobriand et le « Courrier des Etats-Unis », journal français de New-York « in revue d'histoire Moderne et contemporaine, octobre-décembre 1971, pp 574-588

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MessageSujet: Re: Encore un général français Regis de Trobriand    Sam 26 Mar 2016 - 13:15

Pour aller un peu plus loin dans la connaissance de Philippe Régis Denis de Keredern de Trobriand, 

voici quelques un de ses livres que l'on peut lire dans leur intégralité sur les liens suivants : 


Titre : Quatre ans de campagnes à l'armée du Potomac. T. 1 / par le général Régis de Trobriand,...



http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k408965r/f1n349.texteBrut


Titre : Quatre ans de campagnes à l'armée du Potomac. T. 2 / par le général Régis de Trobriand,...


http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4089664/f1n398.texteBrut

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